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Histoire moderne 1
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Objectifs d'apprentissage

Le cours a pour thème "Une histoire mondiale de la France moderne". Il est articulé autour de 7 moments: 1515, 1572, 1630, 1661, 1689, 1715, 1789. Les césures choisies sont politiques mais ouvrent sur tous les champs de l’histoire et inscrivent la France dans le monde par des connexions et des comparaisons.

B2-145303-MOCO

Semestre 4

Cours majeurs
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Histoire ancienne 1
Objectifs d'apprentissage

L’objectif de ce cours est d’étudier les sociétés antiques au travers de l’une de leur réalisation majeure: la cité. Après avoir étudié son émergence dans le contexte méditerranéen, la cité est appréhendée dans ses différentes dimensions religieuses, politiques, économiques, sociales et culturelles, à partir des sources textuelles et matérielles.

B2-145403-ANME

Histoire médiévale 1
Histoire médievale 1
Objectifs d'apprentissage

Après une présentation générale de l’Occident chrétien médiéval (S1 et S2), l’approche se centrera sur les dynamiques d’expansion et les transformations des XIe-XIIIe siècles: Les hommes et la terre / Féodalités et sociétés féodales / Le renouveau de l’État / L’essor du commerce / Villes et sociétés urbaines / L’Église et la société laïque / Le monachisme et la recherche du salut / La vie intellectuelle et artistique. Sur le plan méthodologique, l’accent sera mis sur le commentaire de document.

Après une présentation générale de l’Occident chrétien médiéval (S1 et S2), l’approche se centrera sur les dynamiques d’expansion et les transformations des XIe-XIIIe siècles: Les hommes et la terre / Féodalités et sociétés féodales / Le renouveau de l’’Etat / L’essor du commerce / Villes et sociétés urbaines / L’Eglise et la société laïque / Le monachisme et la recherche du salut / La vie intellectuelle et artistique. Sur le plan méthodologique, l’accent sera mis sur le commentaire de document.

B2-145404-ANME

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Cours majeurs
Histoire contemporaine 2
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Objectifs d'apprentissage

Le cours a pour objet "une histoire globale des Amériques", à l’échelle continentale et en intégrant l’Amérique aux dynamiques mondiales. Il s’articule autour de trois grandes thématiques: Populations (migrations, esclavage, segmentation sociale...); villes (formes urbaines, politiques...); cultures (de l’émergence de littératures nationales aux cultures politiques et religieuses)

Le cours a pour objet "une histoire globale des Amériques", à l’échelle continentale et en intégrant l’Amérique aux dynamiques mondiales. Il s’articule autour de trois grandes thématiques: Populations (migrations, esclavage, segmentation sociale...); villes (formes urbaines, politiques...); cultures (de l’émergence de littératures nationales aux cultures politiques et religieuses).

Les Olympiens

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Aperçu
Ce plan de cours repose sur le visionnement des documents de la série Empreintes de Historica sur Fanny Rosenfeld, Percy William, l’équipe de bobsleigh de Vic Emery, les Olympiques de Montréal en 1976, les Olympiques de Calgary en 1988, Gaétan Boucher et Myriam Bédard. L’histoire des Olympiques reflète un peu l’histoire de nos vies: étudier les jeux modernes c’est comme étudier les grands bouleversements du XXe siècle. Les athlètes canadiens ont toujours été sur la scène olympique, que ce soit comme visiteurs dans d’autres pays ou comme hôtes, ils ont connu la gloire et parfois les événements tragiques qui marquent l’histoire du sport, de notre pays et du monde.
Objectifs
Sensibiliser davantage les élèves à l’histoire des succès des Canadiens aux Jeux olympiques; aider les élèves à mieux comprendre le contexte historique de chaque épisode des Jeux olympiques; examiner la façon dont les comportements sociaux et culturels influent sur l’organisation des Jeux; replacer les compétitions athlétiques dans leur contexte politique; remettre en question certaines attitudes contemporaines et la façon dont elles influent sur les Jeux d’aujourd'hui; et mener une recherche sur l’utilisation des symboles qui représenteront les Olympiques.
Contexte
Percy Williams, dans son journal personnel daté du 29 juillet 1928, aux Jeux olympiques d’Amsterdam, réfléchit sur ce qu’il est et à qui les Canadiens souhaitent ressembler: « Mes idéaux des Jeux olympiques sont bouleversés. Je me suis toujours imaginé que ces Jeux étaient destinés à des héros. Eh bien, me voici, moi-même, dans les semi-finales, alors ce n’est sans doute pas si extraordinaire que ça! ». Ce triomphe modeste définit bien le sprinteur, et c’est une qualité que les Canadiens ont toujours conservée. Héroïque par son humilité, Percy Williams était sans égal sur la piste d’Amsterdam. Ce sprinteur né à Vancouver s’est démarqué à de nombreux égards: sa maladie, alors qu’il était enfant, son succès soudain en tant que sprinteur, son style de course, son régime d’entraînement et la véritable raclée qu’il a infligés aux sprinteurs américains. Né le 19 mai 1908 à Vancouver, William Percy fut frappé à l’âge de 15 ans par une crise de rhumatisme articulaire aiguë et ses médecins lui conseillèrent d’éviter tout exercice ardu pour épargner son cœur fragilisé. Il en conserva une silhouette délicate, pesant moins de 57kg au cours de sa carrière comme sprinteur de compétition. Charlie Paddock, sprinteur américain et détenteur du record mondial, écarta ce compétiteur canadien en le qualifiant de « petit maigrichon ». Cependant, sous cette stature modeste se cachait une grande rapidité. Au secondaire, Percy Williams se joint à l’équipe d’athlétisme et son style de course est tout à fait unique. En fait, il en détient deux. « Il avait son style de début de course, et son style de fin de course, expliquait l’un de ses coéquipiers. On aurait dit qu’il flottait, il semblait tout simplement décoller du sol. » La rapidité de Percy William attira l’attention de l'entraîneur de l’équipe locale, Bob Granger, qui était aussi particulier dans ses méthodes d’enseignement que son élève le sera sur la piste. « Bob Granger est l’un de ces personnages que l’on appellerait aujourd’hui un bizarroïde, un excentrique, explique l’auteur Bill McNulty, spécialiste de l’athlétisme. Ses méthodes d’entraînement étaient très avant‑gardistes ». Inhabituel pour son époque, son programme d’entraînement visait notamment à garder ses athlètes au chaud en les enveloppant dans des couvertures et en leur donnant des massages avant une course. Aujourd'hui, ses pratiques sont courantes; à l’époque de Bob Granger, elles étaient considérées comme bizarres. Bob Granger commença à entraîner Percy Williams exclusivement; il suivit son sprinteur de près jusqu’à la retraite de ce dernier. Au printemps de 1928, Percy Williams avait gagné plusieurs courses locales et le 5juin, lui-même et d’autres athlètes de la côte ouest se rendirent à Hamilton et aux essais olympiques canadiens. Sans argent pour payer son billet, Bob Granger suivit son athlète deux jours plus tard et s’engagea comme garçon d’office dans une salle à dîner du Canadien Pacifique. Percy Williams, qui n’avait pas encore 20 ans, renversa l’ de l’athlétisme canadien, en gagnant les courses du 100 mètres et du 200mètres. Ce qui rend ses réalisations encore plus remarquables est sans doute le fait que Percy Williams n’avait jamais encore participé à une course de 100 mètres. En outre, son temps, 10,6 secondes, équivalait au record olympique de l’époque; cet athlète annonçait donc de très grands espoirs. Après les essais olympiques, Percy Williams s’envola vers Amsterdam pour représenter le Canada, aux côtés de Fanny Rosenfeld et du reste de l’équipe d’athlétisme féminin du Canada. Plus tard appelées les « Matchless six », les Canadiennes n’atteignirent jamais de si haut sommet qu’au cours de ces jeux de 1928. Pour se rendre aux Jeux, Bob Granger dut rejoindre son prodige avec un peu de retard, car les responsables du programme olympique canadien refusaient de payer les frais de déplacement des entraîneurs. Bob Granger fut donc obligé de se quêter un passage à bord d’un bateau transportant du bétail. Lorsque Bob Granger et Percy Williams arrivèrent à Amsterdam, le sprinteur écrivit dans son journal le 30juillet: « Eh bien… je suis supposé être le champion du monde aux 100 mètres. Je crois que je ne m’amuserai plus beaucoup à courir maintenant… je dois me préparer à deux journées de course épuisante aux 200 mètres ». Deux jours plus tard, un mètre devant les autres participants, Percy Williams gagna la finale du 200mètres. La nation était en liesse et lorsque l’homme le plus rapide du monde revint au Canada, il s’établit dans l’est du pays et fut accueilli comme une véritable idole à Québec, à Montréal, à Hamilton, à Toronto, à Winnipeg, à Calgary et enfin à Vancouver. Au cours des trois années suivantes, Percy Williams continua de courir, de gagner des courses, et d’inscrire des records mondiaux. Le 9août 1930 à Toronto, son temps de 10,3 secondes lui aurait mérité la médaille d’or aux quatre Olympiques suivantes. Les Canadiens sautaient de joie, les Américains, de leur côté, cherchaient à venger leur fierté mise à mal. Percy William, un petit maigrichon modeste du Canada, âgé d’à peine 20 ans, avait battu leurs favoris, soit les étoiles du sprint américain Frank Wykoff, Bob McAllister et Charlie Paddock. Les Américains décidèrent donc d’organiser une série d’événements d’athlétisme intérieur sur des surfaces et des distances étrangères à Percy Williams. Et pourtant, même dans ces conditions, le Canadien leur montra de quoi il était capable, gagnant 19 des 21 courses de la série. Tel qu’on peut le lire dans son journal, Percy Williams accepta ces victoires avec sa philosophie caractéristique: « J’ai bien couru et ils disent que j’ai établi un nouveau record mondial. Sept secondes pour le 60mètres… un record que n’importe quel autre athlète pourra atteindre tant qu’on inventera des distances aussi étranges ». Après sa retraite, suivant les Jeux olympiques de 1932 à Los Angeles, Percy Williams tenta de se remémorer la façon dont il avait vécu cette gloire soudaine. Il écrit: « J’étais juste comme n’importe quel petit jeune de 20 ans. J’étais tout simplement abasourdi ». Abasourdi peut-être, mais sans égal, certainement. Tout au long du XXe siècle, les États-Unis dominèrent le 100 mètres et le 200 mètres. En effet, depuis les victoires de Percy Williams en 1928, le sprinteur sera le premier et le seul non-Américain à gagner la médaille d’or dans ces deux événements aux Jeux olympiques. Si les États-Unis ont dominé un sport d’hiver avec la même hégémonie, c’est bien le bobsleigh. Depuis les premiers Jeux d’hiver à Chamonix en France en 1924, les États-Unis gagnèrent 14médailles en bobsleigh pour hommes. Une des rares fois où les Américains échappèrent à la victoire survint au cours des Jeux de 1964 à Innsbruck, en Autriche. C’est là, aux 9e Jeux d’hiver, que l’on assista à la victoire de la feuille d’érable et non du drapeau étoilé. L’emblème Canada 1 imprimé sur la coque du bobsleigh indiquait bien le caractère unique de cet engin et des quatre hommes qui y prenaient place pour dévaler le tunnel de glace à toute vitesse. Lorsque l’équipe de bobsleigh canadienne de 1964, composée de Vic et John Emery, Peter Kirby et Doug Anakin, gagna l’or aux Jeux olympiques d’Innsbruck, ce fut véritablement contre toute attente puisque le pays ne disposait d’aucune installation d’entraînement en bobsleigh, d'aucune organisation et d’aucune piste. Huit ans plus tôt, en janvier 1956, Vic Emery skiait sur les pentes de Suisse. Les Jeux olympiques d’hiver venaient tout juste de commencer, à deux cents kilomètres de là, soit à Cortina D’Ampezzo, en Italie. Remisant ses skis pour se rendre en Italie afin d’assister aux Jeux de plus près, Vic Emery réussit à se rendre sur les lieux en compagnie de l’équipe de bobsleigh britannique. Il était tombé pile. En fait, l’équipe britannique avait besoin d’un autre bobeur et Vic Emery accepta de s’élancer à bord de leur bobsleigh. C’est à partir de ce moment précis qu’il voua une véritable passion pour ce nouveau sport. En 1964, Vic Emery dirigera la nouvelle équipe canadienne composée de quatre hommes.
Pour préparer son équipe pour les Jeux d’Innsbruck, Vic Emery fit des choix pour le moins étonnants. Avant le milieu des années 1950, la force des bobeurs était jugée plus importante que leur rapidité. Selon cette théorie, un poids plus élevé se traduit par une vitesse plus grande pendant la course. Vic Emery comprit cependant l’importance d’un départ rapide et choisit ses coéquipiers en conséquence. John Emery était une étoile de l’athlétisme au collège; Peter Kerby était un membre de l’équipe nationale de ski du Canada et Doug Anakin était un skieur sans égal, un amateur d’escalade et un champion de lutte intercollégial. Ensemble, ces hommes représentaient une véritable brochette d’athlètes extrêmes, et ce avant même l’entrée en scène des sports extrêmes. Avant Innsbruck, les quatre Canadiens pratiquèrent principalement dans des gymnases. Ils réussirent à faire quelques descentes sur la seule piste de bobsleigh en Amérique du Nord, soit à Lake Placid à New York, hôte des Jeux olympiques d’hiver de 1932. Mais lorsque les Jeux olympiques d’hiver furent inaugurés le 9février 1964, les Autrichiens et les Italiens étaient les favoris du bobsleigh à quatre. Cela changea presque immédiatement après le début de l’événement. Dans sa première descente, Canada1 brisa le record olympique. Jamais n'#avait-on vu de tels résultats, accumulés en plus par des novices: leurs prouesses semblaient donc être très prometteuses. Sur un parcours comprenant plus de 12 courbes, y compris le fameux , ou le «chaudron de la sorcière», un patin arrière du bobsleigh des Canadiens se brisa. Cela aurait normalement donné lieu à une disqualification. Mais c’est un Vic Emery incrédule qui, quinze minutes avant la deuxième course des Canadiens, constata que son bobsleigh avait été démonté par les Italiens. En fait, ils étaient en train de le réparer, et non pas de le détruire: car même si Eugenio Monti, le chef d’équipe italien et futur mentor de Vic Emery, souhaitait gagner à tout prix, il voulait y parvenir en se mesurant aux meilleurs, à forces égales. À la fin, les meilleurs se hissèrent sur la première marche du podium au son du « Ô Canada » jouant en arrière-plan, dans l’aréna de hockey d’Innsbruck. Les Européens connaissaient bien les médaillés canadiens armés de patins et de bâtons, mais voir quatre bobeurs du Canada au sommet du podium leur parut excessivement bizarre. En 1976, Denver devait accueillir les Jeux olympiques d’hiver. Mais après que des groupes de pression du Colorado forcèrent l'imposition d’une nouvelle loi rendant illégal le paiement d’événements comme les Jeux olympiques à partir de fonds publics, Innsbruck revint dans la course. L’année 1976 est également l’année où le Canada accueillit ses premiers Jeux olympiques. Lorsque l’on pense aux Jeux olympiques d’été de 1976, les Québécois auraient sans doute également souhaité qu’une loi empêche la tenue de ces Jeux. Le maire de Montréal, Jean Drapeau, et le plus grand défendeur des Jeux olympiques d’été, affirma une fois: « Les Jeux olympiques de Montréal ne peuvent pas plus faire de déficit qu’un homme peut faire de bébé ». Et si seulement c’était vrai. Hélas, les Jeux entraînèrent non seulement d’énormes dépassements de coûts, mais ils furent également témoins de la pénurie de médailles d’or allouées à des athlètes canadiens qui, encore aujourd’hui, ternit les exploits athlétiques de l’été 1976. Lorsque la flamme olympique fut éteinte le 1er août, le Canada remportaq l’honneur plutôt étonnant d'être la première nation dans l'histoire des Olympiques à tenir les Jeux et à ne pas avoir gagné une seule médaille d’or. Ironiquement, un événement imprévu domine nos souvenirs de la cérémonie de clôture. Un homme, nu, s’élança devant 100000 personnes sous le ciel de Montréal, le fameux toit rétractable du stade n’étant pas encore terminé. Si chaque Olympiade garde sa propre marque, immortalisée par l’histoire, considérons les deux Olympiades qui ont précédé celle de Montréal. En 1968 à Mexico, l’armée a ouvert le feu sur des étudiants qui manifestaient, faisant huit morts. Quatre ans plus tard à Munich, 11 Israéliens furent tués lorsque 8 terroristes palestiniens entrèrent illégalement dans le village olympique. Somme toute, les premières Olympiades du Canada représentent une débâcle bien innocente, et bien loin des tragédies politiques d’un passé récent. Douze ans après Montréal, Calgary accueillera les premiers Jeux olympiques d’hiver du Canada, et si l’on garde certaines réserves lorsque l’on se souvient des Jeux de Montréal, à partir du moment où la flamme olympique toucha la nation en novembre 1987, les Jeux de Calgary semblèrent différents. En effet, les Jeux d’hiver de 1988 se révélèrent un véritable succès. La flamme olympique entreprit sa tournée de 90 jours au Canada au lieu historique de Signal Hill à St.John. Au moment où la flamme atteignit finalement Calgary, en février, elle avait parcouru plus de 15000 kilomètres en voiture, en motoneige, en train, en avion, à pied et même en traîneaux à chien. Certains des porteurs de la torche étaient de grands athlètes canadiens, comme Barbara Ann Scott, la petite chérie des Jeux d’hiver de St.Moritz en 1948, mais la plupart des autres porteurs étaient des Canadiens ordinaires qui s’étaient mérité le droit de porter la flamme en participant à une loterie nationale. Ce privilège a notamment été accordé à Joe Chase de Wetaskawin en Alberta, un citoyen âgé de 101 ans, et à Robyn Perry de Calgary, âgé de 12 ans, qui, le 13 février, embrasa la vasque olympique au stade McMahon pour inaugurer les Jeux. Dès que les Jeux commencèrent, le sauteur à ski britannique Eddie « The Eagle » Edwards gagna le cœur des Canadiens même en terminant bon dernier aux deux événements de saut à ski. Cette affection pour des personnalités qui ne sont pas nécessairement de grands athlètes se portera également sur l’équipe de bobsleigh de la Jamaïque aux couleurs jaune, verte et noire. Cette équipe, qui a fait ses débuts en bobsleigh aux Olympiques de Calgary, n’obtint pas de résultats très impressionnants, mais elle réussit à réchauffer le cœur de tous les publics autour du monde (Il existe maintenant une fédération de bobsleigh jamaïcaine avec son propre site Web.) Lorsque les célébrations se terminèrent, après 16 jours de compétitions, un athlète canadien profita de l’occasion pour dire adieu au monde du sport international. Après deux décennies de compétitions et quatre Olympiques, Gaétan Boucher délaça ses patins de vitesse devant une foule de Canadiens en liesse. Né le 10 mai 1958 à Charlesbourg, au Québec, Gaétan Boucher apprit les rudiments du hockey sur la patinoire de la cour arrière. Mais lorsque Gaétan Boucher vit une annonce pour le club de patin de vitesse de l’école, il décida de laisser tomber son bâton et de se joindre à l’équipe. Connu pour sa timidité hors de la glace, Gaétan Boucher prouva rapidement à quel point il était confiant chaussé de ses patins. Un entraîneur mentionna que Gaétan Boucher était comme un petit agneau qui se transformait en lion. À l’âge de 17ans, il faisait partie de l’équipe de patin de vitesse nationale du Canada, et un an plus tard, il était aux Jeux olympiques d’hiver de 1976 à Innsbruck. Eric Heiden, un Américain de 1,9 mètre et de 84 kg domina le monde du patin de vitesse pendant les quatre années suivantes, rapportant à son pays plus de médailles d’or au cours des Jeux olympiques d’hiver de 1980 à Lake Placid, New York que la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, la Suisse, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Hongrie, le Japon, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la France et le Canada mirent ensemble. Gaétan Boucher, mesurant 1,7 mètre, vivra son propre moment de gloire quatre ans plus tard. Aux Jeux olympiques de 1984, l’athlète âgé de 26 ans porta le drapeau canadien à Sarajevo pour la cérémonie d’ouverture des XIVes Jeux olympiques d’hiver. Lorsque les Jeux de Sarajevo prirent fin, le Canada avait obtenu quatre médailles. Gaétan Boucher en avait gagné trois, deux médailles d’or et une de bronze. Son coup de patin inspira cette phrase poétique au journaliste James Christie du : « Ses coups de patin faisaient jaillir des petits cristaux de glace scintillants qui dansaient sous la lumière ». Douze ans plus tard, l’athlète de biathlon canadienne Myriam Bédard fit appel à ses propres qualités de tireuse d’élite pour gagner la médaille d’or olympique dans une petite ville alpine de Norvège. Née à L’Ancienne-Lorette, au Québec, le 22 décembre 1969, Myriam Bédard se joint aux cadets de l’armée en 1983. Trois camarades cadets recherchaient un quatrième membre (féminin) pour leur équipe de biathlon. La jeune fille âgée de 15 ans s’équipa d’une carabine, emprunta des skis, empila des papiers mouchoirs dans des bottes trop grandes et commencera ainsi une carrière qui l’amènera au sommet de la gloire olympique. Myriam Bédard et ses coéquipiers masculins ne gagnèrent pas leur compétition de cadets, mais c’est moins de dix ans plus tard, lorsqu’elle arriva à Albertville en France pour les Jeux olympiques d’hiver de 1992, qu’ils purent réellement réclamer leur victoire. C’est aux XVIes Jeux olympiques d’hiver que le biathlon fut ouvert aux femmes pour la première fois et lorsque Myriam Bédard gagna la médaille de bronze à la course de 15 kilomètres, elle devint la première athlète nord-américaine à gagner une médaille olympique dans un événement de biathlon. En fait, la meilleure performance olympique d’un Canadien dans une course individuelle était la 33e place. Quatre ans plus tard à Lillehammer, en Norvège, Myriam Bédard gagna l’or à la course du 7,5 et du 15kilomètres, devenant ainsi la première femme canadienne à gagner deux médailles olympiques, ainsi que la première athlète nord-américaine à gagner l’or dans un biathlon aux Jeux olympiques. Le sprint de 7,5 kilomètres qui lui mérita sa seconde médaille d’or lui rappelait sa première course alors qu’elle était dans les cadets. Ce n’est qu’après avoir traversé la ligne d'arrivée, complètement épuisée, seulement 1,1seconde devant la médaillée d'argent, qu’elle réalisa avoir gagné la course avec une paire de skis dépareillée. Fanny Rosenfeld et Myriam Bédard, des Olympiennes qui représentent le début et la fin du siècle. Ce qui débuta par une compétition athlétique interdite aux femmes se termina par une célébration des grandes réalisations des femmes athlètes. Après 100 ans, on peut se demander quels triomphes attend notre nation au cours du second siècle des Olympiques modernes.
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